Atteindre la perfection

J’ai eu un rendez-vous avec une naturopathe il y a deux semaines. Je lui ai parlé de mes petites crises alimentaires. Et puis tout s’est écroulé… Pas tout de suite. J’ai accepté l’idée que OK, je ne suis pas parfaite. Je le croyais. Mais en fait non puisque j’ai refait une crise en début de semaine. Alors j’ai revu ma façon de voir les choses… En espérant que ça fonctionne, cette fois !

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Moi, trop exigeante ? Jamais !

Je me suis toujours vu comme une fille qui travaille bien à l’école mais un peu flemmarde quand même. Rester assise des heures pour bosser, c’est bien gentils quelques jours mais à la longue, c’est chiant hein ? Alors je prenais du retard dans mon apprentissage et panique oblige au moment des examens, je n’étais plus foutu d’ouvrir un cours (voir aussi mon article :  l’école des notes m’a brisée)

Je me sentais vraiment nulle à prendre toujours les mêmes résolutions à chaque rentrée scolaire. Voire même le dimanche soir pour les abandonner le lundi matin…

Et puis le temps de l’école s’est terminé et est arrivé le stage. Avec son rapport. Mes calculs scientifiques m’avaient donné un nombre précis de mots à écrire par jour pour être dans les temps. Bien évidemment, je n’ai pas respecté le timing et j’ai fini en gros rush à me coucher à 4h du matin pour rendre mon rapport, en ayant passé une semaine horrible.

Oui, il est clair que j’étais une flemmarde et puis s’est tout

Il n’y a d’ailleurs pas que dans mon travail : le ménage, le sport, l’écriture d’articles pour mon blog… bref, j’ai toutes les raisons de penser que je préfère glander sur mon ordinateur plutôt que d’être active.

Être active, s’est peut-être bien ça le cœur de problème. Car si je ne suis pas active, je ne suis rien. Pas vrai ? Et bien non…

La métaphore du trou

Il y a longtemps, j’ai lu la métaphore du trou de Portia Nelson. L’idée c’est qu’on marche dans une rue dans laquelle on tombe dans un trou. On en ressort et en repassant dans la rue, on retombe dedans. Et puis on fini par voir le trou, mais on tombe quand même dedans. Jusqu’à ce qu’on sache le contourner. Moi je pense que j’en suis à l’étape où je vois le trou, mais je tombe encore dedans.

Car voyez-vous, lors de mon stage je me suis rendue compte que je me mettais une énorme pression toute seule à vouloir absolument tout planifier. Mais jamais rien ne marche à la perfection. Or, moi je voulais que tout soit toujours parfait. Je voulais donner l’image d’une fille parfaite. L’image d’une fille qui contrôle tout.

Tout en me croyant flemmarde à souhait… Dissonance, bonjour !

J’ai alors pris conscience de tout ce que je mettais sur mes épaules. Mais ça ne m’a pas empêcher de continuer.

Comment vais-je m’en sortir ?

La naturopathe m’a dit une chose vraiment importante : ce qui compte ce n’est pas ce que je fais mais qui je suis (phrase à encadrer en gros en rouge).

J’ai eu un peu de mal à comprendre. C’est bien beau d’être une fille généreuse mais ce n’est pas ça qui va me faire atteindre mes objectifs ! Les actions sont très importantes aussi : faire une candidature, appeler telle ou telle personne, faire ma séance de course à pied ou de pompes. On se définit bien par nos actions, non ? Par notre performance ?

Et bien… on dirait bien que non. Ou tout du moins pas seulement. Et c’est, je crois, le drame de notre société.

En me disant que mon Chéri m’aime quand même, même si je ne nettoie pas la douche le lundi à 21h30, je m’autorise à ne pas être parfaite. Je m’autorise à nettoyer ma douche quand j’en ai envie. Ou pas !

En me disant que JE m’aime quand même, même si je n’ai pas coché toutes les choses que je devais faire dans ma journée, je m’autorise à décharger mon sac de pierre de mes épaules. Je reste moi, quoi qu’il arrive. Je reste cette femme persévérante et travailleuse. Je n’ai peut-être pas fait tout ce que je voulais faire mais je n’ai pas rien fait. Et quand bien même je n’aurais rien fait du tout de ma journée, et bien parfois j’ai le droit de ne pas avoir d’énergie.

Et surtout, en m’autorisant à être imparfaite, je m’interdis de penser que je suis une flemmarde et une bonne à rien, une fille sans volonté. Je m’interdis de m’autoflageller. Je vois le trou. J’espère que je vais rapidement réussir à le contourner.

Et vous ?
Comment vous voyez-vous ?
Tombez-vous souvent dans un trou ?

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