L’angoisse de la surconsommation

Chéri a signé il y a peu de temps son premier bail pour un beau 45 m² dans lequel mettre notre nid d’amour. De mon côté, je vis mes dernières semaines dans mon studio. Vous l’aurez compris, nous n’avons pas grand-chose à mettre dedans et l’équipement de l’appartement est très restreint… Conséquence : nous sommes obligés d’acheter plein d’articles pour nous équiper. Pour moi, c’est l’angoisse…

Rideau vent

Étant tout deux en vacances la semaine dernière, nous avons décidé de faire de cet appartement notre chez nous. Rideaux, tringles, abats-jour… divers petits accessoires qui aide à s’approprier un nouveau domicile. Le problème c’est que 95% de ce que nous avons acheté provient de Chine (aller, de RPC pour faire beau sur les emballages). J’ai également profité de cette semaine pour passer au savon saponifié à froid, ce qui induisait d’acheter un porte-savon. Et là, j’ai craqué : j’ai opiniâtrement refusé d’acheter un porte-savon en plastique qui venait de Chine, je me sentais oppressée par la diversité de produits de mauvaise qualité a des prix ahurissants. Et dire que ce n’est pas moi qui payais…

L’opulence des magasins me donnait littéralement envie de vomir.

J’avais envie de vous témoigner l’oppression que j’ai ressenti, à devoir acheter quelque chose en vitesse (nous n’étions pas présents longtemps) sans avoir le temps de comparer, de regarder, de réfléchir, de trouver du local, de l’occasion, un moyen de faire soi-même.

Mais je me rends compte que mes mots ne veulent pas sortir. Ils restent coincés quelque part dans ma poitrine.

Je suis même aller jusqu’à me dire que ce serait si simple pour moi si je vivais avec un bandeau sur les yeux, comme tout ces gens qui achètent sans réfléchir à leurs actes. C’est épuisant, parfois, d’avoir conscience du monde qui nous entoure.

Sans compter que n’étant pas équipés niveau cuisine nous mangions chez mes parents. Mes chers parents, que j’aime beaucoup, mais où l’agriculture conventionnelle à bas prix et la viande de mauvaise qualité coulent à foison.

« Et tu fais quoi avec les carottes ? ». « Des courgettes ». »Oui, mais avec ? ». « Bah… des courgettes ! ».

Mes chers parents qui n’ont toujours pas compris que je mange quasiment exclusivement des produits bio. Je me retrouve à devoir laisser pourrir des pêches bourrées de pesticides pour essayer de faire comprendre mon point de vue. Je me retrouve à devoir batailler pour ne pas avoir un bout de babarc dans mon assiette pour la 6e fois de la semaine. Malgré mon article sur le veganisme indiquant que je suis plutôt contre l’arrêt total de produit animaux, je ne suis pas pour de la viande tous les jours dans mon assiette.

Je me suis retrouvée à devoir manger, à devoir réprimer mon corps pour « faire plaisir à ». Heureusement pour moi, ce temps là est bientôt révolu. Prochainement, ce sera moi qui invitera.

Mais je m’en veux. Je m’en veux tellement de ne pas avoir été assez forte pour résister à ce besoin incompressible de la société de consommation dans laquelle je vis..

Car au fond, ce chez nous sans abats-jour et sans rideaux, ça aurait été quand même chez nous, non ?

Edit juste avant de poster : je viens de trouver ce soir même une jolie céramique en me promenant sur les places d’Arras, faite localement, qui me fera office de porte savon ! Je suis très heureuse de cet achat 🙂

Et vous ?
Vous faites comment face à tant de surconsommation ?
Vous résistez ? Vous subissez ?

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Publicités

2 commentaires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s