Pourquoi je ne deviendrai jamais vegan

Il y a quelques temps, j’ai regardé Avatar. J’ai rêvé d’être une Naavi. J’ai rêvé d’être une femme en communion avec la Nature. J’ai rêvé d’un endroit où toutes les âmes seraient regroupées. Enfin, j’ai rêvé que chaque cellule vivante serait connectée avec les autres. L’énergie, ou pourquoi je ne deviendrai jamais vegan…

jamais vegan
Pourquoi je ne deviendrais jamais vegan

Avant toute chose, je souhaite préciser que je respecte les croyances et les convictions de chacun. Chaque personne est libre de choisir sa propre voie. J’attends de vous que vous fassiez preuve de la même ouverture d’esprit et que si vous commentez mon article vous le fassiez dans le respect des opinions d’autrui. Autrement, je considèrerai que votre contribution n’a pas sa place ici.

L’argument premier cité par les végéta*iens pour la non consommation de produits animaux est la souffrance animale. Cet argument je l’entend bien mais je ne suis pas sûre qu’il suffise d’arrêter de manger de la viande pour arrêter le carnage. En effet, les pays en voie de développement consomment de plus en plus de produits animaux. D’autre part, il y a des tonnes de « fausse viande » produites partout. J’appelle fausse viande les animaux mal nourris, mal logés et mal considérés. Mais il y a une poignée d’agriculteur qui font leur boulot avec amour et qui respectent leurs bêtes. Si ceux qui ont une conscience des mauvaises filières arrêtent leur consommation de produits animaux c’est la mort assurée de nos agriculteurs dévoués. Par contre les géants malsains ont une croissance qui reste assurée.
Alors que si on préfère manger plus rarement de la viande, mais de la vraie, les éleveurs pourront vivre de leur métier. Je rêve d’un monde où les géants tombent devant les petits. David contre Goliath.
Aujourd’hui quand je mange de la viande, c’est un vrai morceau. De la viande achetée chez mon boucher. Je ne connais pas forcément son origine mais c’est un travail fastidieux que je ferai d’ici quelques mois quand je serai posée pour de bon. J’avoue parfois craquer pour une fricadelle à la friterie, mais je joue avec ma conscience et je l’apprécie de moins en moins.

Si diminuer drastiquement sa consommation de viande est important pour des raisons climatiques et de santé, l’arrêt total ne me semble pas opportun. Idem pour les produits animaux de manière générale.

De plus, sauf erreur de ma part, la vitamine B12, vitamine essentielle à l’Homme, est exclusivement apportée par la viande. (Précision de haute importance : avant toute théorie de bac à sable, merci de me présenter vos sources à l’appui, qu’elles soient pour ou contre).

Le rapport avec Avatar ? Et bien j’ai pu voir plus clairement ce que je ressens depuis quelques temps. La Nature est un enchaînement de maillons. Nous sommes des omnivores (et non des carnivores). Nous mangeons aussi bien des animaux que de végétaux. Tous les deux ont la caractéristique commune d’être composés de cellules vivantes. Respectons la Terre, respectons nos carottes, respectons le morceau de bœuf dans notre assiette. Non ma carotte ne souffre pas en terme égal à l’animal. Mais elle est composée de vie et d’énergie, comme chaque espèce vivante sur Terre. Alors, au nom de quoi, j’aurai le droit de la manger si je ne peux manger l’œuf ? Ou peut-être je devrais me convertir au régime pranique…

Pour ce qui est du véganisme pur qui interdit l’usage de produit animaux, je me dis à quoi bon ? Pourquoi préférer des chaussures ou des pulls en polyester, fabriqués à partir du pétrole, des chaussures et des vêtements qui polluent alors que la Nature nous offre de quoi nous vêtir ? Comme le reste, le tout est de savoir se contenter de ce que nous possédons…

Vos avis sont bienvenus,
dans le respect bien entendu

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4 commentaires

  1. Ah oui et dernière remarque, la nature ne nous offre rien, l’humain se contente de voler. Je ne connais aucun animal qui propose d’offrir sa peau, sa fourrure, ses plumes à un humain parce qu’il a froid « vas-y tue-moi pour te faire des chaussures » « plume-moi à vif pour te faire une doudoune ».
    La production de cuir pollue d’ailleurs énormément. Le cuir est traité avec du chrome et de nombreuses autres matières chimiques qui sont rejetés dans l’environnement. Sans compter la quantité d’eau nécessaire au tannage.
    http://one-voice.fr/fr/follow/animaux-domestiques/consommes/le-cuir-une-industrie-alliant-cruaute-et-pollution.html
    😉

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    • Merci Angélique pour tes commentaires et toutes mes excuses de répondre si tard, c’est en fouinant que je les vois…
      Je n’ai peut-être pas été claire dans mon sujet, mais des produits animaux j’en mange très peu. Oui, effectivement, la production de viande pollue, mais c’est à cause de la quantité industrielle qui est produite. Si on part de là, tout pollue. Mais si tous les omnivores mangeait la même quantité de produit animaux que moi, il y a aurait déjà beaucoup moins de problème !
      Ensuite, je maintiens que la nature offre. La gazelle n’ont plus ne veut pas se faire manger par le lion, pas plus que la carotte ne veut être arrachée de la terre. Chacun veut vivre. Et si je ne le souhaite pas, un jour je serais peut-être bouffée par une bête en allant me promener dans la forêt. C’est comme ça, et je l’accepte. Par la « Nature offre », je plaçais plutôt la Nature comme divinité (ou autre, je ne sais pas comment l’appeler) qui nous permet de vivre (et que trop de gens bafouent). C’est un cycle de vie et si on n’accepte pas le cycle de la vie, de celui qui mange sera mangé, alors il nous reste plus qu’à nous jeter par la fenêtre. Alors oui, par notre position d’humain, on est un peu privilégié et arrêter de faire n’importe quoi est notre devoir. Mais, pour moi, arrêter de faire n’importe quoi, ce n’est pas voir tout blanc ou tout noir. Si 99% des agriculteurs sont malheureux (chiffre donné au hasard, c’est un exemple) il reste 1% qui vivent bien de leur métier et qui font de bons produits, avec des animaux dans les prés, qui broutent de l’herbe. C’est ceux là que j’ai envie de chercher et de soutenir.
      Merci encore pour ta réflexion et les liens, c’est un plaisir de te lire.

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  2. Coucou,
    Intéressant ton article, merci de l’avoir écrit, c’est toujours enrichissant de pouvoir échanger sur ce thème.
    Je connais bien le sujet, étant moi-même devenue végétarienne, puis végétalienne et enfin végane.

    Je vais commencer par le point le plus incontestable, la B12. Il faut savoir que cette vitamine provient de bactéries qui ont besoin de cobalt pour se développer. L’appauvrissement de nos sols notamment à cause des monocultures fait que le niveau de cobalt diminue et donc que les végétaux sont bien moins chargés en B12 qu’auparavant. De plus, ce n’est pas un secret, la grande majorité des animaux d’élevage ne sont pas élevés en plein air mais dans des immenses hangars et n’ont pas accès à l’extérieur. Dans tous les cas même si la B12 était toujours présente dans les végétaux en quantité suffisante ils ne broutent pas l’herbe. Tu l’auras compris, eux aussi ont des carences en B12 ! D’ailleurs 70% de la production de B12 de synthèse des laboratoires pharmaceutiques est destiné aux animaux d’élevage. Être végétalien c’est donc éviter d’utiliser des animaux que l’on supplémente en B12 mais se supplémenter soi-même directement.

    Ensuite pour ce qui est du régime alimentaire de l’humain, il faut savoir que ce n’est pas l’omnivorisme ni le carnisme qui lui est naturel mais bien le frugivorisme. Un simple tableau d’anatomie comparée montre que l’humain est bien plus proche physiologiquement des grands singes que des félins. Si tu veux y jeter un oeil : http://vitalitepaleo.com/wp-content/uploads/2013/12/Anatomie-compar%C3%A9e.png
    L’humain est un animal tropical qui ne supporte pas le froid (c’est pourquoi les Hommes des cavernes se couvraient de peaux de bêtes) et qui se nourrit de fruits et graines. Il est devenu omnivore du fait de ses déplacements et des opportunités qui s’offraient à lui. Manger de la chair animale ne le tue pas, tout comme une vache que l’on nourrit aux farines animales ne meurt pas sur le coup, mais on connait les effets sur le long terme sur la santé (maladie de Creutzfeldt-Jakob pour la vache, maladies cardio-vasculaire, cancers etc pour l’humain).

    Pour la question des éleveurs, il y a bien longtemps qu’ils ne sont plus heureux et épanouis grâce à leur métier. C’est dans ce secteur qu’il y a le taux de suicide le plus élevé. L’industrie agroalimentaire les presse comme des citrons. La rentabilité des grands groupes alimentaires et des hypermarchés prime sur la considération que l’on porte au secteur primaire. L’industrie agroalimentaire veut toujours plus de marge alors que le client veut payer toujours moins cher, donc à qui tranche-t-on la gorge ? Aux éleveurs. L’alimentation est le seul poste de dépense qui n’a pas subi d’augmentation (à part l’inflation) depuis des décennies, alors que tout le reste a augmenté : automobile, énergies, logement, loisirs… Le métier d’éleveur n’est pas un métier d’avenir, c’est un métier de mort.

    Se nourrir de produits animaux n’est pas non plus viable à l’échelle de la planète. Nous sommes 7 milliards de Terriens, bientôt 8 puis 9 d’ici 30 ans. Pour produire une calorie animale il faut jusqu’à 15 calories végétales. Avec un hectare de terre on peut nourrir 15 personnes si on y produit du soja, 6 personnes si on y fait pousser du blé, 3 personnes si on y met du maïs mais 1/2 personne si on destine la récolte à la production de viande ! L’élevage est tout sauf altruiste, il ne permet pas à l’ensemble de la planète de se nourrir, il monopolise les ressources pour alimenter une « élite » en laissant mourir de faim le reste des Terriens…

    L’élevage est également un fléau pour l’environnement puisqu’il est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre. La production d’un kilo de viande de veau rejette autant de GES qu’un trajet automobile de 220 km. Celle d’un kilo de boeuf équivaut, elle, à un trajet de 70 km… La production de lait n’est pas exempte, la fabrication de certains fromage polluent davantage que la production de viande et consomme des centaines de litres d’eau.
    Ce point pourrait être développé sur des paragraphes entiers mais mon commentaire va se transformer en thèse, je te laisse faire des recherches si cela t’intéresse ou me demander, je serais ravie de t’envoyer des documents.

    Autre donnée à ne pas négliger : les produits animaux sont nocifs pour la santé, tant à l’état naturel qu’à l’état de production intensive. Que ce soit la viande qui provoque des irritations du tube digestif favorisant les cancers et inflammations du côlon (pas étonnant puisque le tableau d’anatomie comparée montre que l’intestin humain est 4 fois plus long que celui d’un carnivore, la chair transite trop longtemps et à 37° elle pourrit et attaque les parois de l’intestin). Ou encore les produits laitiers dont le calcium est très mal assimilé par l’organisme (contrairement à ce que nous assènent les médecins et les lobbies laitiers), produits laitiers qui provoquent cancer du sein, cancer de la prostate, ostéoporose, fragilité des os qui engendre des fractures…
    L’élevage intensif empire les choses puisque les animaux, pour survivre dans des conditions sanitaires déplorables, doivent être dopés aux antibiotiques. Ils sont nourris aux OGM (80% de la production de soja OGM mondiale est destinée au bétail). Le lait industriel contient aussi sang et du pu à cause des infections des mamelles des vaches qui sont traites à une cadence intensive.
    Le lait n’est de toute façon pas un aliment pour l’humain, il correspond au code génétique de l’espèce dont il provient. Le lait de vache a pour rôle de faire grossir un petit veau de plusieurs centaines de kilos en quelques mois, ce qui explique entre autre les conséquences sur la prostate des hommes…
    Nous ne boirions pas du lait de chienne, du lait de girafe, ni même du lait de la voisine humaine qui a trop de lait pour son bébé, pourquoi boire celui de la vache ou de la chèvre ?

    Enfin, le dernier point et pas le moindre : l’éthique.
    Nous savons maintenant que l’humain n’a pas besoin de produits animaux pour être en santé, qu’au contraire le régime végétalien est le plus adapté, qu’il le maintient en forme si tant est qu’il soit équilibré et varié.
    L’humain est un animal qui se différencie des autres espèces de part sa morale. Pourquoi donc devrait-il continuer à tuer et à faire souffrir alors qu’il sait que ce n’est pas éthique et qu’il sait qu’il peut faire autrement ?
    L’antispécisme n’est pas seulement un combat pour le droit des animaux, c’est l’étape pour faire progresser la société vers un monde meilleur. C’est élargir la sphère de considération morale de l’humanité, comme cela a été fait pour abolir l’esclavage, donner des droits aux femmes, reconnaître et accepter les homosexuels… Le véganisme est un combat pour toutes les formes d’oppression. C’est la voie vers un monde plus juste, plus éthique, plus solidaire, plus empathique. Ce chemin a été initié il y a des centaines d’années par Socrate, Platon, Zola, Victor Hugo, Marguerite Yourcenar, Einstein, Voltaire… Tous étaient végétariens, végétaliens ou véganes et défendaient le droit des animaux. On n’est loin d’une vision hippie prônée par des simples d’esprit.

    Désolée pour ce pavé, mais c’est un sujet qui me semble tellement important que je devais répondre de manière la plus complète possible. J’espère que tu liras tout et que tu reconsidéreras ta position. Il ne faut jamais dire jamais 😉

    Aimé par 1 personne

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