Comment bien choisir nos aliments ?

Comme je vous le disais la semaine dernière, il est important de cuisiner pour éviter les crises alimentaires. Mais que peut-on cuisiner et au final, que peut-on manger ? Vous avez de la chance car j’ai suivi fin février une conférence à l’initiative des Colibris d’Arras (comme celle sur l’intestin) ayant pour thème « La santé, de la Terre à l’assiette ». Comment choisir ses aliments est une question primordiale. J’imagine nos chasseurs-cueilleurs ancestraux regarder leur environnement avec attention pour manger. Et bien nous nous devons de faire la même chose aujourd’hui !

On creuse sa tombe avec sa fourchette
On creuse sa tombe avec sa fourchette

Pourquoi manger, au fait ?

Parce-qu’on a faim, me direz-vous. Certes. Mais aussi pour nous construire. Nous avons un corps tout neuf tout les sept ans. C’est, je trouve, une chance exceptionnelle à ne pas rater. Ce que nous mangeons va apporter à notre organisme tous les nutriments nécessaires à son développement. Il n’y a pas que les enfants qui ont besoin de bien manger pour bien grandir. Je compte bien développer ma masse musculaire dans les prochains mois et ce n’est pas en mangeant mal que cela risque d’arriver.

Nous sommes en effet, fait de ce que nous mangeons :

  • d’acides gras, qui sont très importants car c’est ce qui, entre autre, entoure et délimite nos cellules ;
  • d’acides aminés qui composent nos protéines mais qui agissent aussi librement en tant que neuromédiateurs par exemple (c’est un peu un raccourci, ils sont transformés chimiquement par notre organisme avant d’agir, mais en gros : pas assez d’acides aminés essentiels et c’est la déprime assurée) ;
  • de glucides qui sont basifiants s’ils proviennent des fruits et acidifiants s’ils proviennent des sucres raffinés (je ne vous fais pas de dessin sur ce qui est le meilleur pour notre corps…) ;
  • de vitamines, de minéraux, d’oligoéléments… qui sont importants pour l’équilibre du corps, les réactions chimiques dans notre organisme etc.

Il est aussi important de bien boire car nous sommes composés d’eau principalement, à 60-70% environ selon les âges de la vie. Un prof de licence disait d’ailleurs à ce propos que « nous ne sommes que des grosses flaques ». J’ai toujours trouvé cette phrase très… pertinente !

Chaque aliment que vous ingérez va contenir au moins une de ces catégories, même de l’eau. L’important à choisir est donc la qualité et la proportion des différents éléments.

Comment manger alors ?

Depuis la dernière guerre, nous mangeons en trop grande quantité, des repas riches en calories. Cela donne des maladies dîtes de civilisation : obésité, diabète, problèmes cardio-vasculaires.

-Mode philo on-
En fait c’est comme si après tant de privations et de souffrances les pays « développés » se jetaient comme un boulimique sur tout ce qui leur passe sous la main. Comme si le monde souffrait de troubles du comportement alimentaire. Si chacun d’entre nous faisait un effort, peut-être qu’on pourrait arrêter la boulimie vomitive dans laquelle nous sommes et qui, au passage, en laisse certains dans l’anorexie forcée.
-Mode philo off-

Le problème de nos aliments, c’est qu’ils sont loin de pousser comme ceux de nos ancêtres. Ils sont bourrés de xénobiotiques. Ce sont des molécules chimiques qui n’existent pas dans la nature. Par conséquent, le foie ne peut pas les travailler et il arrive que le seul endroit où le corps peut les stocker, à défaut de pouvoir s’en débarrasser, c’est les graisses. Vous les aurez reconnus, parmi les xénobiotiques on retrouve les pesticides. Et une molécule censée tuer la petite larve de je ne sais quel insecte dans votre graisse, inutile de vous dire que ce n’est pas terrible. Que faire ? Passez au bio ! Le risque 0 n’existe pas bien sûr mais les produits sont plus sûrs (la pomme, dont j’adore la peau et que je peux manger sans penser à la quarantaine de traitements qu’elle subit !).

Les xénobiotiques sont donc à éviter au maximum. Il est bon aussi de diminuer sa consommation de viande (et si vous ne pensez pas pouvoir vous en passer achetez en de la vraie au moins !) car elles sont riches en oméga 6 qui, en trop grande quantité par rapport aux oméga 3, provoquent des problèmes inflammatoires et vasculaires. La part animale ne devrait pas dépasser 20%. C’est à dire que votre assiette doit se composer d’au moins 80% de produits végétaux. Miam !

Des produits végétaux, donc. Mais comment on les choisit ? Non traités, frais, de saison, et locaux. Tout n’est pas forcément possible en même temps mais dans une démarche d’initiation on peut commencer par simplement arrêter d’acheter des fraises à Auchan en hiver, de se poser la question si les tomates en mars dans le Nord Pas de Calais (pardon ! Hauts-de-France) c’est vraiment judicieux.

-Mode philo on-
Et pour se connecter à la nature on peut aussi se demander quel chemin à parcouru la carotte qui est dans notre assiette. Se rappeler que derrière chaque bouchée il y a la vie d’un agriculteur/paysan. Que derrière chaque nutriment, il y a la vie d’un enfant… Que nous sommes avec le reste de la Terre de la poussière d’étoiles alors autant être en harmonie et heureux avec ce qui nous entoure (et cela, on le verra dans un prochain article).
-Mode philo off-

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