Pulsions alimentaires

Vous avez passé une sale journée et le seul truc qui peut vous réconforter c’est de manger un carré de chocolat. Très bien. Vous avez passé une sale journée et vous vous jetez sur la plaquette de chocolat, le beurre de cacahuète, la confiture et le fromage et vous le regrettez amèrement après ? Ça, c’est une pulsion alimentaire, ce que j’appelle dans mon jargon « une crise ».

pulsion alimentaire
Une crise et vous vous jetez sur le chocolat ?

Depuis longtemps, mais je ne saurais pas identifier depuis quand, j’ai régulièrement des pulsions de ce genre. Je mange sans avoir faim, je craque sur du chocolat, du fromage. Et si j’avais des gâteaux et du pain ou autres choses faciles à manger comme celle-là, je craquerais encore plus, c’est pourquoi je n’en achète jamais. J’ai cherché à mettre un mot sur ça, j’ai trouvé hyperphagie. Mais je ne pense pas entrer là dedans. Je ne mange pas jusqu’à n’en plus pouvoir car il y a aussi une notion économique là dedans. Je me dit « ne mange pas le pot de purée de noisette, ça coûte une blinde et après tu n’en auras plus ». Alors je fouine dans mon placard et si je peux dénicher trois cornichons à enchaîner avec la confiture (oh, trois cuillères seulement parce-qu’après il n’y en aura plus pour le week-end), et bien je le fais. Et je mange assez rapidement. Plus que je mange, j’engloutis.

C’est un paragraphe pas facile à écrire. Pourtant voilà ce qui m’arrive après chaque journée qui s’est passée de travers ou bien à chaque fois que le temps me presse et que je ne peux pas cuisiner ou encore à chaque fois que je suis oisive devant mon ordinateur et que je reste trop tard et que « vite vite vite il faut aller au lit » (mais on sait bien que une demi heure après on est encore là à douter, à hésiter et on culpabilise de ne toujours pas être au lit).

Toutes mes émotions sont parfois difficiles à gérer. C’est ce qui m’est arrivé mardi de la semaine dernière. Une journée plutôt mitigée et mon blender qui décide encore de s’ouvrir par le bas (bon ok, je l’avais mal fermé…) et me voilà à manger deux carrés de chocolat, et encore deux et puis deux encore mais pas tout c’est du bio et ça coûte cher, alors je me sers une tasse de chocolat au lait de riz et puis après ça je fini le fond de purée de cacahuètes. Il suit une soirée à passer sur internet à faire tout et n’importe quoi (surtout n’importe quoi), à culpabiliser de ne pas aller me coucher (alors que je suis assise sur mon lit !).

En écrivant cela je me rend compte à quelle point c’est ridicule ! Mais c’est pourtant la vérité et je n’y peux pas grand chose en l’état.

Il y a aussi les jours plus normaux mais où une petite douceur ne ferait pas de mal. Après le repas, même si je n’ai plus faim, je vais avoir envie de manger. Je suis devant mon assiette vide, repue, mais rien à faire il faut que je me déniche quelque chose à manger : du chocolat, du fromage, des fruits secs. Pas forcément en grande quantité mais mon estomac ne me le réclame pas : je n’ai plus faim. C’est ma tête qui réclame (mes bactéries ? voir l’article sur l’intestin)

J’en ai marre.

J’ai vu un reportage il y a quelque temps « Zita dans la peau d’une femme obèse« . La voir prendre quatre kilogrammes en un mois m’a fait un choc : quatre kilogrammes c’est ce que j’ai pris depuis le mois d’octobre. Alors certes ce n’est pas en si peu de temps mais je n’ai pas non plus mangé plus de 5000kcal par jour. Mais quatre kilo, c’est énorme, j’ai des pantalons qui ne me vont plus très bien et je ne peux plus me permettre d’aller plus haut.

Depuis que j’ai repris le sport grâce à ma méthode de Kaizen je me sens déjà mieux. Mais cette envie de manger reste persistante. Alors la semaine dernière j’ai mis en place un Kaizen Alimentation : les étapes ne se feront pas sur un jour comme pour le Kaizen précédent mais sur une semaine. Le temps du Kaizen s’étalera sur les six prochains mois, mais je ne mettrais pas forcément en place une nouvelle chose chaque semaine.

La première semaine a consisté à me lever de table dès que j’ai envie de manger sans avoir faim. Mais en fait, je n’ai jamais eu à m’en servir ! Je n’avais plus envie de manger de manière intempestive et compulsive. J’espère que cela va continuer.
Cette semaine j’ai mis en place de cuisiner à chaque fois que j’ai terminé mon sport et, si je n’en fais pas, directement en rentrant chez moi. Comme ça je n’ai pas d’excuse pour mal manger. La semaine prochaine je ferai un point sur comment réussir à cuisiner chez soi, suite à une conférence que j’ai suivi.

Voilà une semaine sans crise. J’ai juste craqué sur du pain d’épice ce week-end mais je n’ai pas eu ce sentiment de tout vouloir engloutir. C’était de la gourmandise, pas de la bouffe exutoire. Je pense d’ailleurs que le mieux est de ne rien m’interdire strictement pour éviter de créer une grosse envie.

Et pour ce qui est des crises, je vais essayer de mieux les gérer. La prochaine fois que je sens que je pars en vrille, au lieu d’ouvrir le placard je vais lire un livre ou écrire ce que je ressens à ce moment là. Ensuite si ça ne va pas mieux j’irai me coucher (ça m’arrive plus souvent le soir). Et puis essayer de rationaliser mes évènements « dramatiques » qui peuvent arriver (oui le blender s’est encore ouvert, oui j’ai plein de nettoyage et oui ça me saoule mais en soi ce n’est pas grave !).

Et vous ? Avez-vous des crises du genre ?
Si oui, comment les gérez-vous ?

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5 commentaires

  1. Je connais trop bien les troubles alimentaires, 18 ans que je les subis au quotidien. Hyperphage depuis 6 ans déjà, je tente l’hypnose vendredi pour apaiser ma souffrance inconsciente qui me pousse à manger.
    Je vais écrire un article sur les TCA bientôt (Troubles du Comportement Alimentaire), si ça peut t’intéresser 🙂
    Si j’avais un conseil à te donner, c’est de ne pas être trop stricte avec toi-même, car si tu souffres bien d’hyperphagie, tu peux rapidement te détruire de cette façon et devenir incontrôlable au quotidien, comme cela m’est arrivé à moi et à de nombreuses personnes portant le même type de souffrance en elles. Bon courage!

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    • Salut, je ne pense pas être trop strict avec moi-même. Là par exemple je viens de savourer une belle banane avec de la purée de cajou et un carré de chocolat. Mais j’évite de me dire « oui » sans cesse. Là j’en avais envie, je suis sur un gros projet et je suis rentrée fatiguée. Par contre hier soir j’ai senti cette envie de manger sans faim. J’y ai résisté car je sentais que ce n’était pas sain. Je commence à faire la différence entre la gourmandise et le stress…

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