L’intestin, notre 2e cerveau

Vendredi dernier (11/12/2015) se tenait à IFP d’Arras la deuxième conférence organisée par les Colibris et animée par Nathalie Wheatley (naturopathe) et Pierre Lefebvre (pharmacien et naturopathe). Le thème était cette fois-ci centré sur notre intestin. Je savais déjà pas mal de choses mais j’en ai appris d’autres et surtout j’ai pris conscience que mon bonheur vient de là…

intestin
Intestin, notre deuxième cerveau

Nous sommes composés de quatre grands corps :

  • le corps physique, celui que nous pouvons palper, bouger ;
  • le corps mental, celui qui pense ;
  • le corps énergétique, celui qui détient notre énergie
  • le corps spirituel, religieux ou non, plus ou moins développé.

Si nos intestins ne vont pas bien, c’est l’ensemble de ces corps qui ne vont pas bien non plus. Au mieux, on peut trouver des palliatifs pour aller mieux, mais on ne sera jamais à 100%. Pourquoi ? Parce que notre intestin à trois grands rôles : digérer & assimiler la nourriture que nous mangeons, nous protéger des vilaines bactéries (plus de 65% de l’immunité provient des intestins) et être notre fameux deuxième cerveau (avec ces 200 millions de neurones, c’est à dire plus que dans le cerveau d’un chien !).

Un intestin inflammé ne va pas bien

En tant normal, les cellules de la paroi intestinale sont adhérentes les unes aux autres. Elles forment une barrière protectrice imperméables. Si cette barrière est en mauvaise état, les nutriments qui doivent normalement passer par les cellules passent directement dans le sang. Et avec, tout ce qui ne devrait pas passer ! C’est pour cela que nous avons une mauvaise assimilation, des problèmes de flores intestinales, des allergies aberrantes, etc.

Pourquoi les intestins ne vont pas bien ?

Dans la plupart des cas, l’origine est alimentaire. Sont en cause les produits laitiers, le gluten, les excitants type café, thé, alcool, chocolat ainsi que les sucres et huiles raffinés. Il faut ajouter à cette longue liste les médicaments, le stress. Les produits chimiques ne sont pas en reste : par exemple, le chlore contenu dans l’eau du robinet peut tuer nos gentilles bactéries qui vivent en symbiose avec nous. Il suffit juste de laisser reposer l’eau pour évaporer le chlore. J’ai d’ailleurs lu je ne sais plus où que les doses de chlore sont assez importantes en ces périodes vigipirates.

Sommes-nous humains ?

Le microbiote, aussi couramment nommé la flore, représente 2kg en moyenne de notre corps. Cela représente 100.000 milliards de bactéries. Oui, nos bactéries sont dix fois plus nombreuses que nos cellules humaines
Une jolie image donnée par N. Wheatley est que nous sommes comme un arbre. Pour se nourrir, un arbre a besoin de lumière et d’eau. Mais aussi des bactéries présentes à ses racines qui lui donnent les nutriments essentiels pour bien vivre. Nous, c’est pareil, notre flore intestinale nous donne de quoi bien vivre : en clair, nous sommes dépendant de notre flore intestinale. Pour aller bien, il faut en prendre grand soin. C’est cette flore qui nous permet de digérer des nutriments indigérables par nos enzymes (ex : les fibres), mais aussi nous donner des vitamines, de bons acides gras, des acides aminés essentiels, réguler notre humeur (production de neuromédiateurs tels que la sérotonine), maintenir l’intégrité de nos intestins et nous détoxifier de certaines molécules chimiques… La liste est encore longue et tout est loin d’être découvert.

Enfin ça, c’est pour notre flore bénéfique. Nous hébergeons aussi une flore opportuniste, qui n’attend qu’une faille dans le système pour se développer et nous intoxiquer. De même, il existe une flore transitoire qui, comme son nom l’indique, ne doit pas rester se développer dans notre corps sinon c’est maladie assurée. Ces bactéries là demandent du sucre et produisent des toxines. Oui, elles DEMANDENT du sucre. La prochaine fois que vous avez envie d’un gros morceau de chocolat, demandez vous si c’est votre cerveau qui vous le demande ou bien les méchantes bactéries dans vos intestins. Nous sommes littéralement manipulées par ces petites bestioles, à l’instar d’un rat infecté par Toxoplasma gondii.

Comment garder et nourrir notre flore intestinale saine ?

Notre flore se forme dès la naissance et pendant les trois premières années de la vie. Si la construction est assez longue, la destruction (= dysbiose) peut être rapide : antibiotique, stress, toxines, alcool, insuffisance de mastication… Plus de 200 maladies sont causées par des dysbioses, ce qui va des « simples » troubles digestifs ou pathologies psychiatriques, en passant par l’obésité !

Pour nourrir notre flore intestinale bénéfique il faut donc lui donner de bonnes choses à manger (dehors les sucres rapides), calmement, bien mâcher, éviter autant que possible les antibiotiques… Les bactéries adorent les topinambours, poireaux, artichauts, asperges, salade de pomme de terre car ce sont des sources de probiotiques.

Comment prendre soin de son intestin ?

La première chose à faire est bien sûr de prendre soin de sa flore. Mais quand tout va déjà de travers, mieux vaut éviter les fibres dures (pain, céréales complètes, légumineuses) car elles peuvent endommager les intestins et les bactéries qui peuvent les dégrader ne sont pas là. Mieux vaut supprimer pour un temps tous les produits provoquant des dégradations de la paroi intestinale (voir ci-avant).

On peut manger des légumes cuits, des soupes, des jus de légumes frais obtenus à partir d’un extracteur à jus, du riz blanc, quinoa, sarrasin (qui n’est d’ailleurs pas une céréale !).

C’est peut-être une évidence mais boire suffisamment d’eau est très important!

La joie d’un intestin sain et serein

La conférence se termine par cette jolie phrase de Pierre Rabhi, fondateur des Colibris :

« La joie est notre bien suprême »

Cette phrase ne signifie pas que nous devons être en permanence dans la béatitude des choses et voir du merveilleux partout (même si cette période de l’année fait briller beaucoup d’yeux avec toutes ces guirlandes), ce n’est pas le fait de ressentir du plaisir à chaque instant. La joie c’est se sentir bien, en nous. La joie s’ancre au plus profond de notre chair.

J’espère avoir retranscrit la conférence du mieux possible et qu’il n’y a pas d’erreur. N’hésitez pas à m’indiquer si vous avez des questions, des incompréhensions, j’irai revoir mes notes !

Une remarque particulière sur la conférence, j’ai beaucoup aimé ce que j’y ai entendu, mais j’ai été légèrement déçue de ne pas en savoir plus sur les relations neuronales qu’il peut y avoir entre le cerveau et les neurones intestinaux. En espérant que les données des chercheurs parviennent rapidement sans trop de déformation aux oreilles du grand public !

Et vous, que faîtes vous pour prendre soin de votre intestin ?

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