Motivation / démotivation : et si c’était normal ?

Vous avez un coup de mou ? Bonne nouvelle, vous êtes normal !  Mais faudrait peut-être essayer de limiter la casse, non ? Je traverse actuellement une période comme ça. Et j’ai bien l’intention qu’elle s’arrête ce soir quand j’irai me coucher. Avant de savoir comment faire pour éviter cette « crise », prenons le temps de comprendre pourquoi elle arrive.

http://www.chaos-controle.com/archives/2014/05/18/29897372.html

Pourquoi a-t-on cette baisse de motivation ?

En ce moment je projette de faire les 10km de Wavrin en 1h08 et il y a les cours où des projets se forment. Bien sûr, j’ai envie de réussir tout ça. Quand tout à commencé il y a un mois j’étais super motivée ! Mais voilà, ça fait plus d’un mois que je suis remontée chez moi et ma famille commence à me manquer. Attendre fin décembre pour voir mes proches, ça va être long. En plus mon copain est absent ce week-end, ce qui intensifie plus ce manque.  Et comme si ça ne suffisait pas, on est début novembre et il fait nuit hyper tôt… Alors j’ai tendance à déprimer et procrastiner sur le travail, le ménage, le sport… je me culpabilise et plouf. Ces cycles je les connais par cœur, ils sont présents depuis hum… le collège ! Dire si ça date… Et je commence à en avoir marre de me dévaloriser à chaque fois, pendant ce temps je ne fais rien de bien concret, je stagne.

Ce que je constate c’est que je veux en faire trop. Une journée ne contient que 24h et quand on en passe 8 au dodo, 6 à nos activités quotidiennes (manger, se laver, faire les trajets…) on n’a plus que 10h pour travailler, courir, faire le ménage, cuisiner, aller au théâtre, faire du fitness, du coloriage, de la méditation, lire… et rien que travailler me prend au moins 7h… chercher l’erreur. Je ne suis pas une super woman (et je pense que sauf exception, vous non plus), par conséquent il y a des choses prévues qui ne sont pas faites : le soupire crucial est poussé, on est déçue une ième fois de nous même, on s’est auto-démotivée.

Remédier au grand n’importe quoi

Résultat : je sors si stricte nécessaire, je me nourris de ce que je trouve à horaire décallé (et au bout d’un moment, il n’y a plus que de la purée de noisette et des conserves…), je me couche trop tard (ou tôt, c’est selon), mon appartement se brouillonne… c’est le grand n’importe quoi !

Enfin, je me remue et je cherche LA solution pour que ça ne recommence plus jamais (mais vraiment jamais de toute la vie de l’humanité…). Et vous savez quoi ? Après 24 ans d’existence, je viens de me rendre compte que c’est des conneries et que ça ne marche pas. Peut-être que certains y arrivent et tant mieux pour eux. Malheureusement pour moi je suis habituée à être l’exception (vous savez, celle qui porte du 37 : le 38 c’est trop grand mais le 36 faut pas rêver non plus…).

Alors voilà, je vais construire ma façon de voir les choses, celle qui va marcher pour moi et qui j’espère marchera pour vous aussi. Je suis sûre que si vous êtes là, c’est que vous aussi vous êtes entre deux tailles de pantalon ou de chaussure… En fait, ne pas être dans la norme, ça doit bien être la norme, non ?

Ranger son environnement

Je vis dans un studio de 22m², autant dire que le moindre petit bazar me donne tout de suite l’illusion que c’est le grand foutoir. Je ne sais pas vous, mais c’est le genre d’atmosphère qui me donne envie de broyer du noir, de me glisser sous la couette et de ne pas en bouger. Au contraire, j’ai l’impression qu’avoir un environnement rangé aide à y voir plus clair et à respirer

S’inspirer des idées de développement personnel

90% des blogueurs de conseils et astuces sont sûrement honnêtes sur le fait que leur idées marchent pour eux. Sauf que voilà, lire trente sites les uns derrières les autres nous promettant d’être meilleur et vouloir tout faire en même temps ça dure une semaine. Sans compter que toutes ne nous sont pas applicable directement, et qu’il n’y a pas de solution clé en mains. Il y a une idée qui ne me semble pas con du tout, : c’est de ne changer qu’une chose par mois. En lisant l’article je me suis dit qu’il y avait tant de chose à changer chez moi que un mois c’est trop long. Mais de toute évidence, changer plusieurs choses dans un court laps de temps ça ne marche pas. Du coup, pour mon mois de novembre, je souhaite avoir un agenda réaliste et ne pas prévoir des journées de 48h. Donc s’inspirer de trucs et astuces oui, mais les cibler et les remanier pour que ça nous colle vraiment.

S’écouter et ralentir au besoin.

Il est normal de perdre de la motivation de temps à autre, d’avoir envie de faire autre chose que ce qu’on a prévu. On ne peut pas être à 100% 7 jours sur 7. On est pas des robots, mais des êtres humains avec des émotions. Lâchons prise sur notre besoin de contrôler notre vie pour qu’elle soit parfaite : lundi dernier j’ai senti le truc arriver et j’ai laissé la déprime s’installer. J’ai persisté à vouloir boucler le programme, ce que je n’ai pas réussi d’ailleurs. En rentrant des cours j’aurai dû lire mon livre du moment, faire du coloriage zen ou écouter de la musque. Et surtout, je n’aurai pas dû me prévoir un mardi de fou ! Car c’est là que j’ai craqué. Aujourd’hui c’est dimanche, ça va mieux mais c’est pas ça non plus. Six jours donc à traîner plus ou moins les pieds, là où j’aurai pu me reposer deux jours pour de vrai.

Avoir plusieurs exutoires

Quand j’en ai marre de bosser, je vais courir. Mais des fois, je n’ai pas envie de courir non plus, je me sens fatiguée ou la météo ne me donne pas envie de sortir (je sais, c’est une mauvaise excuse mais c’en est une quand même…). Je me retrouve donc avec aucune alternative. J’ai repris mon blog pour pouvoir avoir une activité de création littéraire que je ne retrouve ni dans mes études ni dans la course à pied. D’où ce premier article dans la catégorie Bien-être parlant de la motivation. C’est une activité que je peux faire blottie dans mon canapé avec une tasse de thé chaud… Si la course à pied est une activité qui me permet de me réaliser, elle ne me permet pas de partager. Le blog lui me le permet. J’ai besoin d’activités différentes et complémentaires.

Pour résumer

  • On vit dans un bel endroit qui nous laisse respirer ;
  • On n’essaie pas de changer la face du monde en 1h, une chose à la fois ;
  • On écoute les signaux que notre corps/cerveau nous envoie et on lève le pied quand on en a besoin (et avant que ce soit trop tard) ;
  • On a plusieurs activités complémentaires (sans s’overbooker toujours).

(et au passage on raye les mots lutter, battre et cie de notre vocabulaire, on n’est pas là pour se faire la guerre…)

Et vous ? Comment vous gérez votre motivation et vos coup de blues?

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